Chez les Boo, l’organisation sociale repose sur une dualité entre le pouvoir politique, incarné par les rois et chefs, et le pouvoir roturier, confié aux clans dépositaires de fonctions cultuelles, rituelles et occultes. Ces clans roturiers, garants de l’ordre cosmique et des traditions, se distinguent par des interdits alimentaires ou comportementaux spécifiques et par des zones d’implantation.
Cet article examine deux rôles coutumiers dans l’organisation et la légitimation du pouvoir royal de Nikki : celui des anciens de Sakabansi, protecteurs spirituels du palais royal :du Kangui (objet protecteur enterré pour assurer la sécurité des palais et des demeures) de la réfection de la résidence royal et celui du Ki-Tanhoun (chef militaire) de Derassi,protecteur du palais pendant la Gaani.
Cet article propose une relecture critique de l’historiographie du Borgu, en mettant en lumière les apports décisifs du peuple Boo/Busa à la genèse et à l’organisation politique du royaume de Nikki, principal centre du pouvoir wassangaï.
La pratique ancestrale de Màsà-daa est vieille de plusieurs millénaires. Ainsi, tout comme des outils lithiques et des outils en bois ont transcendé par chevauchement le paléolithique, le néolithique et la protohistoire, Màsà-daa a autant résister au temps. Nonobstant les profondes mutations intervenues dans les sociétés humaines depuis lors, et en dépit de la temporalité des principales actrices.
L’histoire de la royauté de Nikki, souvent assimilée à celle du peuple bariba, révèle en réalité une origine complexe et composite. Ce travail s’appuie sur des sources orales, des archives coloniales, des travaux historiques et des comparaisons linguistiques pour établir que les fondateurs de la dynastie de Nikki relèvent de groupes mandés, notamment les Boussanké/Boo/Boko.
La figure emblématique RIALE, ou NE-YAR, chasseur bissa et père de Ouedraogo et de Zougdana, au cœur de la fondation du royaume. En montrant que la langue mooré elle-même est le produit d’un métissage bissa–dagomba–marpulga, et que les termes « Mossi » ou « Tenkodogo » ont des racines bissa
La fête du Jet de Feu, appelée Tɛzu en langue Boo (où Tɛ signifie « feu » et Zu, « lancé »), est une pratique rituelle de grande importance dans l’univers symbolique et spirituel du peuple Boo, établi dans le Nord-Est du Bénin.
Cet article retrace l’histoire du village de Zambara, dans la commune de Kalalé au Bénin, en mettant en lumière un épisode marquant le déplacement de la population dû à une crise morale au sein du pouvoir royal. Il documente la reconstruction du village autour d’un nouveau pouvoir légitime, la structuration de son administration coutumière suite à une crise au sein de cour royale de Zambara
Le peuple Boo, contrairement à ce qui est largement divulgué, est le véritable fondateur du royaume de Nikki. Il tire ses origines d'une région ancienne de l'Orient, identifiée par tradition comme l'ancien royaume de la Perse. Chassés de leurs terres par des mouvements djihadistes qui imposaient l'islam, les Boo, farouchement .........
A la suite de la répression du royaume de Béhanzin (1892–1894), la France cherche à imposer sa domination sur le territoire dahoméen. Mais dans les confins montagneux de l’Atakora, cette autorité reste contestée.KABA, figure emblématique de l'Atakora s'est opposé aux travaux forcés du colon.Il engage une guerre par sabotage des infrastructures
Peu documenté dans les corpus académiques, le royaume de Sokotindji situé dans le nord-est du Bénin, révèle une royauté d’une remarquable profondeur historique. Fondé entre le VIIIe et le IXe siècle, il est antérieur aux grandes formations politiques de la région comme le royaume de Nikki.
Le site de Wêwêré, situé à l’ouest de Bembèrèkè dans le nord-est du Bénin, s’impose à la fois comme un espace sacré, un écosystème symbolique et un repère mémoriel. C'est sur ce site que le héros national BIO Guerra venait se ressourcer avant d'aller combattre les colons. Le site sacré de Wêwêré est le premier site de champ de bataille de Bio GUERRA.